
Le Vieux phare de Penmarc’h a été inauguré le 20 novembre 1835. Il a été en fonction jusqu’à la mise en service du phare d’Eckmühl le 17 octobre 1897.
À partir des années 1990, il devient un centre de découverte maritime et abrite une exposition permanente sur l’histoire des phares au rez-de-chaussée ; et une second exposition d’art contemporain au premier étage.
En 2021, la ville de Penmarc’h et la Fondation du patrimoine Bretagne s’associent pour restaurer l’édifice via une campagne de souscription en ligne.
Le 19 février 2025, une nouvelle lanterne est installée. Le Vieux phare retrouve la prestance de sa construction.
Conditions de visite
- Les visites du Vieux phare sont organisées par créneaux de 30 minutes pour des groupes de 18 personnes maximum.
- La montée est exigeante et emprunte des échelles étroites.
- Les tarifs réduits sont soumis à un justificatif.
- Interdiction de fumer, boire ou manger dans le Vieux phare.
- Les animaux sont interdits exceptés les chiens d’assistance.
- Visite déconseillée aux personnes ayant des troubles cardiaques ou respiratoires.
- Les personnes mineures doivent être accompagnées par un adulte.
Son histoire
Les travaux de construction sont confiés à l’entrepreneur Rouvillois de Glomel sous la surveillance de l’Ingénieur en chef Jean-Sébastien Goury et la maîtrise d’œuvre de Charles Olivier de Kermel, ingénieur en chef des ports, assisté de Jean-Marie Martret-Préville, ingénieur ordinaire. Le 20 novembre 1835, après quatre années de travaux d’un coût de 110.000 francs or, la lanterne est allumée.
La tour de 38 m, en maçonnerie de pierres de taille apparentes, est dressée sur un soubassement carré comportant quinze salles, répartis sur deux étages autour du fût central, avec des logements pour les gardiens et des réserves.
À sa construction, l’édifice est doté d’un feu à éclipses à 40 m au-dessus du niveau de la mer. C’est une optique composée de 16 lentilles de Fresnel dont le faisceau s’éclipse toutes les 30 secondes. Il est d’abord alimenté à l’huile végétale (colza), puis à l’huile minérale à partir de 1875. Il est utilisé jusqu’à la mise en service du phare d’Eckmühl le 17 octobre 1897. La lanterne est démontée en 1898. Après dépose, sa coupole est remplacée par un simple dôme de protection en sapin du nord, le toit est recouvert de zinc pour un coût total de 700 francs. Après l’extinction de son feu, il sert d’amer : la face sud du fût est peinte en blanc. Le Vieux phare cesse d’être habité vers 1930 ; il ne sert plus que l’entrepôt de matériaux.
Une cible pendant la Seconde Guerre Mondiale
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée allemande y installe une station radar. Lors de son départ elle tente de dynamiter son sommet, mais échoue ; toutefois la structure est endommagée engendrant d’importants problèmes d’étanchéité. Le Vieux phare est alors délaissé, il sert d’entrepôt de matériaux. En raison de l’apparition d’une fente en haut de la tour, une ceinture de métal est placée afin d’éviter l’élargissement de la fente. En 1976, une corne de brume y est installée, elle est en activité jusqu’en 2009, puis démontée en 2013.
Le Vieux phare est classé au titre des Monuments historiques le 23 mai 2011. Un phare identique se trouve sur l’île de Batz dans le Finistère nord. Construit à partir des mêmes plans, il est inauguré quant à lui le 1er octobre 1836.
Souscription en ligne
La Ville de Penmarc’h et la Fondation du patrimoine Bretagne unissent leurs forces pour sauver un symbole fort de notre histoire : le Vieux Phare de 1835.
Pour mener à bien cette restauration ambitieuse, une campagne de souscription a été lancée avec un objectif de 100 000 €.
Chaque don compte. En participant, vous contribuez directement à préserver un élément majeur du patrimoine maritime breton.
Souscription en ligne en cliquant ici.
Les donateurs reçoivent un reçu fiscal correspondant au montant de leur don, ouvrant droit à une déduction d’impôt.





